Mon ombre assassine

Estelle Tharreau

 

En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession.
Celle d'une enfant ignorée, seule avec ses peurs.
Celle d'une femme manipulatrice et cynique.
Celle d'une tueuse en série froide et méthodique.
Un être polymorphe.
Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir.
Une ombre. Une ombre assassine.

 

17 janvier 2019

 

9,99 € - Format papier - 260 pages - ISBN 9782372580502

5,99 € - Format EPUB / KINDLE - ISBN 9782372580519



Disponible en ligne et en librairie sur : Fnac, Decitre, Amazon, Cultura, etc.

 

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Commentaires: 5
  • #1

    Sandra - L'instant des lecteurs (vendredi, 18 janvier 2019 19:23)

    Une claque ! Un petit souffle glacial qui s’insinue doucement dans le creux de vos reins jusqu’à vous glacer tout court ! Mais les mots et le contexte sont d’une richesse ahurissante. La tête vous tourne ? Plongez !

    Mon Cher Lecteur, Ma Chère Lectrice, je vous embarque dans un nouveau roman d’Estelle THARREAU. Je me suis fait aspirer, non que dis-je littéralement engloutir par ce livre ! Comme une hypnose qui commence doucement par un article de journal, une rubrique de faits divers… Qui se transforme en tourbillon de confidences hallucinantes… Mais, nous allons trop vite !

    Du fond de sa cellule, où elle reste solitaire parce que oui, il y a eu un meurtre, elle le reconnait bien ! Pour légitime défense. Elle va nous raconter froidement, sereinement sa vie, son ombre, sa façade et son âme sombre. Mais ne serait-ce pas le coup de trop ? Celui qui va la faire plonger pour de bon du « mauvais côté » de la ligne ?

    Elle s’immisce gentiment en vous expliquant sa jeunesse auprès de sa mère démissionnaire et dépressive. Auprès du monstre qui lui a servi de sœur et de brouillon. De son père et de son frère quasi inexistants. De la Provence brute et crayeuse. Elle s’ingère obligeamment dans le sillon de l’explication et des choses factuelles qui l’entourent. De son point de vue et de son prisme. Elle se glisse doucement dans votre hypothalamus et joue sur les nerfs sensibles de votre cerveau, de votre corps et de votre cœur. Elle est franche, froide et direct. Une fois qu’on a fait sa connaissance, comme un aimant, elle nous tient. On ne peut pas glisser les yeux ailleurs, on ne peut pas écouter un autre refrain que les paroles qu’elle nous sert.

    Une ombre assassine qui dévoile son monde dans les basfonds de sa mémoire, dans les tréfonds de son âme. Les tribulations d’une image belle et chantante qui cache de sombres desseins. Une tueuse en série. Une tique qui gratte jusqu’à la lie…

    Estelle Tharreau, avec une désinvolture hallucinante, nous fait plonger de manière addictive dans son roman ! C’est propre, c’est fin et dérangeant. C’est d’un coup de maître qu’elle réussit à nous subjuguer et nous faire danser une valse lente et dépendante avec une tueuse en série, une ombre assassine ! Son personnage principal est extraordinairement bien travaillé. Les mots, les contextes, les émotions sèches et droites, les sens, les raisons tout est millimétré au cordeau et c’est beau ! C’est extraordinaire !

    Le texte dérange, mais la plume est magnifiquement belle et travaillée, elle est emportée, rageuse et calme. Les sentiments sont contradictoires, mais nous sommes aspirés dans un tourbillon infernal de connaissance. Cette soif de savoir. De comprendre. C’est tellement impensable… et pourtant… Les mécanismes sont huilés, les actes mûrement réfléchis, doucement calculés et répétés.

    Nadège Solignac nous révèle, à la manière d’un journal intime, sa vie. Elle nous raconte sa façade et son ombre. Le journal est entrecoupé de coupures de presse, d’interview et d’auditions. Le récit est tellement bien travaillé que nous avons l’impression que c’est le témoignage d’une histoire vraie. C’est en ça qu’Estelle a réussi avec brio son roman ! C’est vrai, c’est tellement vrai qu’on en tremble, qu’on se révolte, qu’on cri, qu’on hurle ! Mon Cher Lecteur, Ma Chère Lectrice, vous allez vous faire aspirer par ce témoignage. Par cette femme qui vous enivre de paroles choquantes.

    Estelle prouve là, encore une fois, sa puissance d’écriture, sa propension à poser sur ses pages tout son cœur, ses tripes et sa rage d’écrire. Elle manie l’intrigue, le suspense et l’attractivité de l’histoire avec brio.

    Je ne peux pas vous en dire plus, je ne saurais vous rendre l’attractivité de ce roman aussi addictive que son auteure. La seule chose que je puisse faire désormais, Mon Cher Lecteur, Ma Chère Lectrice, c’est de vous dire de foncez pour lire ce livre ! C’est fort, c’est poignant, c’est dérangeant et atrocement addictif !
    Je ne peux que vous recommander ce livre. Je me suis régalé. Je l’ai englouti, je l’ai absorbé ! Et je suis effarée ! Je vous laisse, sans me retourner, toutefois en vous laissant cette citation que je vous livre comme un conseil du bout de mon clavier… « […] vivre avec mon ombre assassine pouvant vous frôlez à chaque instant au détour d’un regard, d’un geste anodin ou d’une parole amicale. Surtout si elle est amicale. Mes semblables et moi, vous ne nous verrez jamais tels que nous sommes. »

  • #2

    Marie Nel (mercredi, 30 janvier 2019)

    J'ai déjà eu le plaisir de découvrir Estelle Tharreau avec son précédent roman, De la terre dans la bouche. Je m'étais déjà régalée de la façon qu'elle a de plonger le lecteur dans l'histoire et de lui en faire voir de toutes les couleurs. Ici, avec Mon ombre assassine, elle ne nous épargne pas encore. On va rentrer dans la tête d'une tueuse, dans ses pensées, dans sa vie, et cela glace le sang de bien des façons !

    Nadège Soulignac est institutrice dans un village. Elle est appréciée de tous, aimée et respectée aussi bien par ses élèves que par leurs parents. Et pourtant, elle est présumée coupable dans une sombre histoire où un policier est mort. On l'a retrouvé noyé dans sa piscine, Nadège dit que c'est de la légitime défense puisqu'il aurait essayé de la violer. Le mystère reste entier, ses collègues, amis, son frère vont tout faire pour la défendre. La policière qui se charge de l'enquête a de gros soupçons sur sa culpabilité. Nadège va se raconter dans ce roman. Encore plus pénétrant qu'un journal intime. Elle est en cellule et va retracer toute sa vie. De sa petite enfance à sa vie d'adulte, elle ne va rien nous cacher à nous, lecteurs. Son enfance, traumatisée par une mère dépressive, un père qui ne prend pas ses responsabilités et ne s'occupe pas de son ménage. Elle a un frère, chouchou de son père, et une petite sœur, handicapée, qu'elle ne va pas supporter. Elle sera victime d'un viol d'un ami de son frère...c'est vrai qu'elle n'aura pas une enfance facile, mais est-ce que cela peut être un prétexte à tous les actes qu'elle a commis ? Nous, lecteurs, arriverons-nous à la détester ? À la comprendre peut-être ?

    Non, c'est trop compliqué pour la comprendre. Qu'elle ait regardé sa mère mourir sans bouger, je dirais que je peux comprendre quand on sait tout ce que sa génitrice lui a fait subir., pareil pour son violeur, on comprend sa réaction. Mais tout le reste, non, c'est difficile de se mettre à sa place et d'approuver son geste. Il y a certaines fois où elle va « liquider » une personne parce qu'elle lui rappelle quelqu'un ou simplement parce qu'elle l'énerve... Et pourtant, il m'est arrivé cependant de ressentir de la pitié pour elle, car elle n'a pas eu une vie facile, c'est le moins qu'on puisse dire. Il a fallu qu'elle se construise toute seule, se débrouiller pour faire des études, les mener à bien. Elle a dû se battre pour y arriver. Cependant tout cela ne cautionne pas ses machinations. C'est une femme calculatrice, manipulatrice, qui sait cacher ses émotions, même envers des personnes qu'elle déteste. Tous ces petits gestes sympathiques qu'elle fait envers les autres ne sont qu'un moyen pour elle de gagner leur confiance et passer pour une personne irréprochable. C'est une personne qui fait peur et froid dans le dos. En lisant tout cela, je me dis qu'il faut toujours se méfier de tous, même des plus gentils....c'est triste d'en arriver là, mais ayant connu des manipulateurs dans ma propre vie, je sais combien ils peuvent être méchants et faux...

    J'ai pu apprécier une nouvelle fois le style de Estelle Tharreau. Toujours autant de fluidité, de précision dans les actes ou les sentiments. Le roman est bien construit. Certains chapitres sont consacrés à des retranscriptions d'interrogatoires, d'extraits d'articles de presse. Pour mieux replonger le lecteur dans la réalité et lui rappeler les faits graves pour lesquels Nadège est en prison. J'ai aimé cette façon de faire, cela rend l'histoire encore plus véridique, les confessions de cette femme sonnent encore plus vraies à nos oreilles. L'auteure arrive à nous faire traverser de multiples opinions. Rien n'est plat, j'ai vécu au rythme des actes de Nadège, j'ai eu envie de crier à ses amis ou son frère qu'ils ouvrent un peu les yeux et se rendent compte...en gros, j'ai vraiment cru dur comme fer que cette femme existait réellement et que ce que je lisais était un fait divers raconté dans un journal. Glaçant ! Et quand on pense que ces gens là existent, qu'ils peuvent se cacher derrière des personnes que l'on connait, à qui l'on parle, brrr...c'est atroce et bouleversant...vous comprendrez mieux après la lecture de ce roman et surtout après le final....

    C'est à nouveau une lecture coup de cœur pour moi. Je n'ai pour l'instant jamais été déçue avec Taurnada, je crois que je le dis à chaque roman, mais c'est un gage de bonne qualité et de très bonne lecture. Vraiment, si vous voulez vivre des moments passionnants avec de bons thrillers et des lectures qui remuent, n'hésitez pas à découvrir leurs parutions, vous ne serez pas déçus....
    Je tiens à les remercier pour ce très bon moment de lecture et bien sûr en premier, l'auteure, Estelle Tharreau.

  • #3

    Mélissa #LKM (vendredi, 01 février 2019 20:46)

    « Je suis dans cette cellule en attendant de savoir ce que le destin a prévu pour moi. Non que je sois inquiète, il m’a trop souvent éprouvée pour que j’aie encore peur de lui. »

    Nadège Solignac est confiante. Elle a toujours réussi à s’en tirer. À être ce que l’on attendait d’elle. Expressions du visage, les bons mots quand il faut, elle trompe son monde depuis l’enfance. La collègue de l’école, l’amie, le grand frère, tous, lors de leur interrogatoire, la décrivent comme une femme douce, fiable et courageuse, avec ce qu’elle a enduré, la pauvre, vous n’avez pas honte de l’accabler de la sorte ? Ça la fait rire, Nadège. Mais elle a quand même son sac à vider, et comprenne qui veut.

    Comment se construit-on entre une mère dépressive et un père capitulard ? Qui devenez-vous, au sein d’une famille qui ne vous accorde pas un regard ou pas celui que vous êtes en droit d’attendre ? C’est dans l’indifférence que Nadège a pris ses marques. Ça valait toujours mieux que les moqueries et les brimades. Mieux que si quelqu’un s’était réellement intéressé à sa vie et avait découvert le mal silencieux qui a très tôt commencé de l’animer. Violence n’est pas forcément synonyme de coups : la manipulation s’offre une place de choix parmi les armes de destruction, et Nadège a une façon toute particulière de rendre les bleus au cœur qu’on lui a causés. Alors, ce flic, elle l’a tué ou pas ? C’est pour ça qu’elle est claquemurée aujourd’hui, assise sur sa présomption d’innocence. Au regard des autres, cette pauvre brebis dévouée à sa sœur handicapée ne ferait pas de mal à une mouche. Mais toi, lecteur, passé l’introduction, tu entrevois de quoi elle est capable derrière son masque de gentille maîtresse, et ce type qui flotte dans la piscine et qui aurait tenté de la violer, tu sais très bien qu’elle a pu le négocier. Entre les proches soumis à la question et les coupures de presse, l’histoire prend des allures de fait divers. Et ça fonctionne très bien. Rapidement, le malaise s’installe. Je suis obligée d’écouter ce qu’elle a à dire, la Solignac ? Oui, t’es obligé. Parce que maintenant que t’as commencé, il faut que tu saches. Jusqu’où elle a pu aller, ce qui a entaché son passé, et à quel(s) moment(s) ça a déraillé dans sa petite tête blonde.

    Je ne suis pas fan des personnages féminins. Avec ces personnages-là, ça part souvent d’un je-n’ai-pas-assez-de-place-dans-mon-couple ou mon-quotidien-ne-me-contente-plus. Mon ombre assassine tape un cran plus haut et avec Nadège Solignac, Estelle Tharreau a capté mon attention dès le début, pour me faire passer un mauvais moment comme je les aime. Écrit avec simplicité, sans se perdre en conjectures, ce roman sème le trouble : au diable la morale, j’en suis venue à me laisser avoir et à la plaindre, la Solignac. Sec, dérangeant et efficace.



  • #4

    livrement-ka (dimanche, 31 mars 2019 14:34)

    Début du livre : 

    Une institutrice a été mise en examen lundi suite à la découverte du corps sans vie d'un policier dans la piscine de son domicile.



    Un thriller absolument époustouflant mêlant interrogatoire, articles de journaux et pensées de l'accusé.

    Tout au long du livre, nous allons découvrir l'enfance de l'accusée Nadège, devenue institutrice et surtout son parcours quelque peu atypique et ses activités particulières.

    Je suis la fille d'une dépression post-partum et d'un  raté démissionnaire.



    Un récit glaçant mais poignant et faisant de Nadège, une personnalité attachante au-delà de tout soupçon.

    En tout premier lieu, l'auteur nous livre la naissance de Nadège, dans une famille assez particulière avec une mère et un père totalement à côté de la vie.

    C'est la deuxième de cette famille, suivant un garçon, que le père prend sous son aile dès le départ et en fait son clone.

    Puis malheureusement pour tous et surtout pour elle, Manon, troisième enfant et deuxième fille pointe le bout de son nez, avec un très gros handicap.....

    ​​​​​​​ A mon tour je me penchai au-dessus de la table. Ce que je vis me donna envie de vomir. Une chose hideuse.



    Puis survient le décès de la mère.

    A partir de ce moment là Nadège va devoir se débrouiller toute seule et apprendre la vie de manière autonome alors qu'elle est âgée d'à peine huit ans.

    Mon père prit l'habitude de venir me voir une fois par jour, à mon retour de l'école, pour remplir le réfrigérateur....



    Ce formidable courage ira de pair avec le développement de cette dernière pour des activités particulières. Elle a malgré tout l'envie de vivre, mais surtout de chasser ses vieux démons, dans tous les sens du terme.

    Elle semble être dotée d'une double personnalité. Son apparence est celle d'un ange, tout en contradiction avec ce qu'elle a au fond d'elle même.

    Quel superbe attroupement d'imbéciles!



    Alors que Nadège est en garde à vue pour la mort du policier, père d'une de ses élèves, l'auteur nous présente les interrogatoires des proches de cette dernière : interrogatoires qui ouvrent sur des anecdotes qui sont ensuite décrites du point de vue de l'accusé.

    Il y a également les actualités avec les diverses morts particulièrement sordides qui ont jalonnées le parcours de Nadège. Nous avons le pourquoi du comment.

    Reportage News TV du 22 août 2018



    J'ai été absolument conquise par cette histoire, par la narration et par le style de l'auteur et sa manière de présenter le récit. 

    Comment peut-on berner tout le monde de la sorte. Comment arrive t'elle à être aussi maligne, et surtout à ne jamais se trahir, à toujours garder cette apparence angélique. Je suis vraiment subjuguée par ce récit et par la description de ce personnage pour moi vraiment mystérieux.





    La nature de l'histoire : un thriller psychologique présenté de manière très originale.



    Le style de l'auteur : un nouveau style qui pour moi est une découverte tout simplement délicieuse. Je vais suivre cette auteure de très très près. Et me pencher d'ores et déjà sur ses précédents livres.



    Sur la forme de l'histoire :

    Le livre est divisé en plusieurs chapitres débutant par un interrogatoire, un article de journal, ou tout simplement l'histoire de la vie de Nadège.

    Le texte très aéré et la plume très fluide font de ce livre une lecture plus qu'agréable.



    Conclusion :

    Un thriller psychologique d'un nouveau genre, qui restera dans ma mémoire quelques temps. Existe t'il d'autres femmes comme Nadège ??? i oui cela me glace le sang rien que d'y penser. Une intelligence hors du commun et une femme absolument insaisissable.

  • #5

    Une vie toute simple (jeudi, 04 avril 2019 19:27)

    Le livre commence sur des extraits d’études faites sur les femmes tueuses en série, ils sont très instructifs et, de but en blanc, mettent en avant que les femmes peuvent faire preuve d’autant de froideur, de manipulations, de faux-semblants que les tueurs en série masculins et que si l’on en connait peu, c’est surtout parce qu’elles agissent différemment et notamment sur des périodes bien plus longues que les hommes. Rien qu’avec cela, vous êtes tout de suite mis dans l’ambiance.

    Puis nous suivons les confessions de Nadège, une institutrice appréciée de tous, incarcérée pour avoir noyé un policier dans sa piscine. Son avocate plaide la légitime défense.

    La construction du récit est très intéressante puisque qu’elle oscille entre les mots de Nadège et les extraits d’auditions et d’interviews des différents témoins ou proches des victimes. Souvent, la différence entre la façon qu’a Nadège de relater les faits et celle dont elle est perçue par les autres est saisissante.

    En effet, Nadège relate son parcours d’une façon terrifiante tant elle est glaciale, sans faire transparaitre la moindre émotion, sans le moindre état d’âme ou remord par rapport à ses actes. Mais Nadège est un caméléon, elle a appris à se fondre dans le décor, à ne pas laisser transparaitre ce qu’elle est réellement, car en dépit de ce que peuvent dire les personnes qui la côtoient, Nadège est un monstre.

    Sans la moindre émotion, Nadège raconte sa vie, depuis sa plus petite enfance (enfant non désirée, ignorée de sa mère, vivant recluse et devant se débrouiller par elle-même, moquée par les autres, avec un père et un frère qui ne font pas le cas d’elle), à sa vie d’adulte (une institutrice adorée par les élèves et leurs parents) en passant par son adolescence (une sœur plus jeune lourdement handicapée dont on lui impose la visite). A aucun moment, elle ne cherche à s’excuser ou à trouver une explication à ce qu’elle est devenue.

    C’est un personnage complexe à la fois fascinant et perturbant qui vous marquera indéniablement. Une fois la dernière page tournée, Nadège aura laissé son empreinte dans votre esprit.

    “Mon ombre assassine” est un thriller psychologique incroyablement maitrisé par Estelle Tharreau. Il y a des romans que l’on lit et que l’on oublie aussitôt, ce n’est pas le cas de celui-ci, il vous suivra pendant un bon moment.

    Je vais terminer cette chronique en vous conseillant vraiment de lire ce roman qui va vous remuer les tripes et surtout en espérant qu’une personne comme Nadège ne croisera jamais ma (notre) route…