Mon ombre assassine

Estelle Tharreau

 

En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession.
Celle d'une enfant ignorée, seule avec ses peurs.
Celle d'une femme manipulatrice et cynique.
Celle d'une tueuse en série froide et méthodique.
Un être polymorphe.
Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir.
Une ombre. Une ombre assassine.

 
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Mon ombre assassine

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Thriller

Collection Le tourbillon des mots

Langue : Française

Date de parution : 17 janvier 2019

Disponible en version papier & électronique

Format(s) : Poche (11x18 cm), EPUB & MOBI

Nombre de pages : 260 pages (Papier), 227 pages env. (EPUB & MOBI)

ISBN : 978-2-37258-050-2 (Papier), 978-2-37258-051-9 (EPUB & MOBI)

EAN : 9782372580502 (Papier), 9782372580519 (EPUB & MOBI)

Passionnée par la littérature, Estelle Tharreau se consacre entièrement à l'écriture depuis 2016. Après trois romans très bien accueillis par les lecteurs, elle publie aujourd'hui Mon ombre assassine, un thriller saisissant de réalisme.


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Commentaires: 3
  • #1

    Sandra - L'instant des lecteurs (vendredi, 18 janvier 2019 19:23)

    Une claque ! Un petit souffle glacial qui s’insinue doucement dans le creux de vos reins jusqu’à vous glacer tout court ! Mais les mots et le contexte sont d’une richesse ahurissante. La tête vous tourne ? Plongez !

    Mon Cher Lecteur, Ma Chère Lectrice, je vous embarque dans un nouveau roman d’Estelle THARREAU. Je me suis fait aspirer, non que dis-je littéralement engloutir par ce livre ! Comme une hypnose qui commence doucement par un article de journal, une rubrique de faits divers… Qui se transforme en tourbillon de confidences hallucinantes… Mais, nous allons trop vite !

    Du fond de sa cellule, où elle reste solitaire parce que oui, il y a eu un meurtre, elle le reconnait bien ! Pour légitime défense. Elle va nous raconter froidement, sereinement sa vie, son ombre, sa façade et son âme sombre. Mais ne serait-ce pas le coup de trop ? Celui qui va la faire plonger pour de bon du « mauvais côté » de la ligne ?

    Elle s’immisce gentiment en vous expliquant sa jeunesse auprès de sa mère démissionnaire et dépressive. Auprès du monstre qui lui a servi de sœur et de brouillon. De son père et de son frère quasi inexistants. De la Provence brute et crayeuse. Elle s’ingère obligeamment dans le sillon de l’explication et des choses factuelles qui l’entourent. De son point de vue et de son prisme. Elle se glisse doucement dans votre hypothalamus et joue sur les nerfs sensibles de votre cerveau, de votre corps et de votre cœur. Elle est franche, froide et direct. Une fois qu’on a fait sa connaissance, comme un aimant, elle nous tient. On ne peut pas glisser les yeux ailleurs, on ne peut pas écouter un autre refrain que les paroles qu’elle nous sert.

    Une ombre assassine qui dévoile son monde dans les basfonds de sa mémoire, dans les tréfonds de son âme. Les tribulations d’une image belle et chantante qui cache de sombres desseins. Une tueuse en série. Une tique qui gratte jusqu’à la lie…

    Estelle Tharreau, avec une désinvolture hallucinante, nous fait plonger de manière addictive dans son roman ! C’est propre, c’est fin et dérangeant. C’est d’un coup de maître qu’elle réussit à nous subjuguer et nous faire danser une valse lente et dépendante avec une tueuse en série, une ombre assassine ! Son personnage principal est extraordinairement bien travaillé. Les mots, les contextes, les émotions sèches et droites, les sens, les raisons tout est millimétré au cordeau et c’est beau ! C’est extraordinaire !

    Le texte dérange, mais la plume est magnifiquement belle et travaillée, elle est emportée, rageuse et calme. Les sentiments sont contradictoires, mais nous sommes aspirés dans un tourbillon infernal de connaissance. Cette soif de savoir. De comprendre. C’est tellement impensable… et pourtant… Les mécanismes sont huilés, les actes mûrement réfléchis, doucement calculés et répétés.

    Nadège Solignac nous révèle, à la manière d’un journal intime, sa vie. Elle nous raconte sa façade et son ombre. Le journal est entrecoupé de coupures de presse, d’interview et d’auditions. Le récit est tellement bien travaillé que nous avons l’impression que c’est le témoignage d’une histoire vraie. C’est en ça qu’Estelle a réussi avec brio son roman ! C’est vrai, c’est tellement vrai qu’on en tremble, qu’on se révolte, qu’on cri, qu’on hurle ! Mon Cher Lecteur, Ma Chère Lectrice, vous allez vous faire aspirer par ce témoignage. Par cette femme qui vous enivre de paroles choquantes.

    Estelle prouve là, encore une fois, sa puissance d’écriture, sa propension à poser sur ses pages tout son cœur, ses tripes et sa rage d’écrire. Elle manie l’intrigue, le suspense et l’attractivité de l’histoire avec brio.

    Je ne peux pas vous en dire plus, je ne saurais vous rendre l’attractivité de ce roman aussi addictive que son auteure. La seule chose que je puisse faire désormais, Mon Cher Lecteur, Ma Chère Lectrice, c’est de vous dire de foncez pour lire ce livre ! C’est fort, c’est poignant, c’est dérangeant et atrocement addictif !
    Je ne peux que vous recommander ce livre. Je me suis régalé. Je l’ai englouti, je l’ai absorbé ! Et je suis effarée ! Je vous laisse, sans me retourner, toutefois en vous laissant cette citation que je vous livre comme un conseil du bout de mon clavier… « […] vivre avec mon ombre assassine pouvant vous frôlez à chaque instant au détour d’un regard, d’un geste anodin ou d’une parole amicale. Surtout si elle est amicale. Mes semblables et moi, vous ne nous verrez jamais tels que nous sommes. »

  • #2

    Marie Nel (mercredi, 30 janvier 2019)

    J'ai déjà eu le plaisir de découvrir Estelle Tharreau avec son précédent roman, De la terre dans la bouche. Je m'étais déjà régalée de la façon qu'elle a de plonger le lecteur dans l'histoire et de lui en faire voir de toutes les couleurs. Ici, avec Mon ombre assassine, elle ne nous épargne pas encore. On va rentrer dans la tête d'une tueuse, dans ses pensées, dans sa vie, et cela glace le sang de bien des façons !

    Nadège Soulignac est institutrice dans un village. Elle est appréciée de tous, aimée et respectée aussi bien par ses élèves que par leurs parents. Et pourtant, elle est présumée coupable dans une sombre histoire où un policier est mort. On l'a retrouvé noyé dans sa piscine, Nadège dit que c'est de la légitime défense puisqu'il aurait essayé de la violer. Le mystère reste entier, ses collègues, amis, son frère vont tout faire pour la défendre. La policière qui se charge de l'enquête a de gros soupçons sur sa culpabilité. Nadège va se raconter dans ce roman. Encore plus pénétrant qu'un journal intime. Elle est en cellule et va retracer toute sa vie. De sa petite enfance à sa vie d'adulte, elle ne va rien nous cacher à nous, lecteurs. Son enfance, traumatisée par une mère dépressive, un père qui ne prend pas ses responsabilités et ne s'occupe pas de son ménage. Elle a un frère, chouchou de son père, et une petite sœur, handicapée, qu'elle ne va pas supporter. Elle sera victime d'un viol d'un ami de son frère...c'est vrai qu'elle n'aura pas une enfance facile, mais est-ce que cela peut être un prétexte à tous les actes qu'elle a commis ? Nous, lecteurs, arriverons-nous à la détester ? À la comprendre peut-être ?

    Non, c'est trop compliqué pour la comprendre. Qu'elle ait regardé sa mère mourir sans bouger, je dirais que je peux comprendre quand on sait tout ce que sa génitrice lui a fait subir., pareil pour son violeur, on comprend sa réaction. Mais tout le reste, non, c'est difficile de se mettre à sa place et d'approuver son geste. Il y a certaines fois où elle va « liquider » une personne parce qu'elle lui rappelle quelqu'un ou simplement parce qu'elle l'énerve... Et pourtant, il m'est arrivé cependant de ressentir de la pitié pour elle, car elle n'a pas eu une vie facile, c'est le moins qu'on puisse dire. Il a fallu qu'elle se construise toute seule, se débrouiller pour faire des études, les mener à bien. Elle a dû se battre pour y arriver. Cependant tout cela ne cautionne pas ses machinations. C'est une femme calculatrice, manipulatrice, qui sait cacher ses émotions, même envers des personnes qu'elle déteste. Tous ces petits gestes sympathiques qu'elle fait envers les autres ne sont qu'un moyen pour elle de gagner leur confiance et passer pour une personne irréprochable. C'est une personne qui fait peur et froid dans le dos. En lisant tout cela, je me dis qu'il faut toujours se méfier de tous, même des plus gentils....c'est triste d'en arriver là, mais ayant connu des manipulateurs dans ma propre vie, je sais combien ils peuvent être méchants et faux...

    J'ai pu apprécier une nouvelle fois le style de Estelle Tharreau. Toujours autant de fluidité, de précision dans les actes ou les sentiments. Le roman est bien construit. Certains chapitres sont consacrés à des retranscriptions d'interrogatoires, d'extraits d'articles de presse. Pour mieux replonger le lecteur dans la réalité et lui rappeler les faits graves pour lesquels Nadège est en prison. J'ai aimé cette façon de faire, cela rend l'histoire encore plus véridique, les confessions de cette femme sonnent encore plus vraies à nos oreilles. L'auteure arrive à nous faire traverser de multiples opinions. Rien n'est plat, j'ai vécu au rythme des actes de Nadège, j'ai eu envie de crier à ses amis ou son frère qu'ils ouvrent un peu les yeux et se rendent compte...en gros, j'ai vraiment cru dur comme fer que cette femme existait réellement et que ce que je lisais était un fait divers raconté dans un journal. Glaçant ! Et quand on pense que ces gens là existent, qu'ils peuvent se cacher derrière des personnes que l'on connait, à qui l'on parle, brrr...c'est atroce et bouleversant...vous comprendrez mieux après la lecture de ce roman et surtout après le final....

    C'est à nouveau une lecture coup de cœur pour moi. Je n'ai pour l'instant jamais été déçue avec Taurnada, je crois que je le dis à chaque roman, mais c'est un gage de bonne qualité et de très bonne lecture. Vraiment, si vous voulez vivre des moments passionnants avec de bons thrillers et des lectures qui remuent, n'hésitez pas à découvrir leurs parutions, vous ne serez pas déçus....
    Je tiens à les remercier pour ce très bon moment de lecture et bien sûr en premier, l'auteure, Estelle Tharreau.

  • #3

    Mélissa #LKM (vendredi, 01 février 2019 20:46)

    « Je suis dans cette cellule en attendant de savoir ce que le destin a prévu pour moi. Non que je sois inquiète, il m’a trop souvent éprouvée pour que j’aie encore peur de lui. »

    Nadège Solignac est confiante. Elle a toujours réussi à s’en tirer. À être ce que l’on attendait d’elle. Expressions du visage, les bons mots quand il faut, elle trompe son monde depuis l’enfance. La collègue de l’école, l’amie, le grand frère, tous, lors de leur interrogatoire, la décrivent comme une femme douce, fiable et courageuse, avec ce qu’elle a enduré, la pauvre, vous n’avez pas honte de l’accabler de la sorte ? Ça la fait rire, Nadège. Mais elle a quand même son sac à vider, et comprenne qui veut.

    Comment se construit-on entre une mère dépressive et un père capitulard ? Qui devenez-vous, au sein d’une famille qui ne vous accorde pas un regard ou pas celui que vous êtes en droit d’attendre ? C’est dans l’indifférence que Nadège a pris ses marques. Ça valait toujours mieux que les moqueries et les brimades. Mieux que si quelqu’un s’était réellement intéressé à sa vie et avait découvert le mal silencieux qui a très tôt commencé de l’animer. Violence n’est pas forcément synonyme de coups : la manipulation s’offre une place de choix parmi les armes de destruction, et Nadège a une façon toute particulière de rendre les bleus au cœur qu’on lui a causés. Alors, ce flic, elle l’a tué ou pas ? C’est pour ça qu’elle est claquemurée aujourd’hui, assise sur sa présomption d’innocence. Au regard des autres, cette pauvre brebis dévouée à sa sœur handicapée ne ferait pas de mal à une mouche. Mais toi, lecteur, passé l’introduction, tu entrevois de quoi elle est capable derrière son masque de gentille maîtresse, et ce type qui flotte dans la piscine et qui aurait tenté de la violer, tu sais très bien qu’elle a pu le négocier. Entre les proches soumis à la question et les coupures de presse, l’histoire prend des allures de fait divers. Et ça fonctionne très bien. Rapidement, le malaise s’installe. Je suis obligée d’écouter ce qu’elle a à dire, la Solignac ? Oui, t’es obligé. Parce que maintenant que t’as commencé, il faut que tu saches. Jusqu’où elle a pu aller, ce qui a entaché son passé, et à quel(s) moment(s) ça a déraillé dans sa petite tête blonde.

    Je ne suis pas fan des personnages féminins. Avec ces personnages-là, ça part souvent d’un je-n’ai-pas-assez-de-place-dans-mon-couple ou mon-quotidien-ne-me-contente-plus. Mon ombre assassine tape un cran plus haut et avec Nadège Solignac, Estelle Tharreau a capté mon attention dès le début, pour me faire passer un mauvais moment comme je les aime. Écrit avec simplicité, sans se perdre en conjectures, ce roman sème le trouble : au diable la morale, j’en suis venue à me laisser avoir et à la plaindre, la Solignac. Sec, dérangeant et efficace.




TVA non applicable, article 293 B du CGI