Entretien avec Éric Oliva

 

Bonjour à toutes et à tous.
 
Aujourd'hui nous allons nous entretenir avec Éric Oliva, à l'occasion de la sortie de son livre Le Vase rose (chez Taurnada Éditions), un suspense qui nous entraîne dans une sombre histoire d'un père en quête de vérité....
 
Mais qui est donc Éric Oliva ? ...

 

« Né à Casablanca en 1967, Éric Oliva embrasse très tôt une carrière dans la Police nationale. Exerçant à Paris puis à Marseille, il travaille aujourd'hui à la PJ de Nice. Passionné par son métier et les fonds sous-marins, c'est après avoir lu les livres de Clive Cussler que se déclenche sa passion pour l'écriture. S'ensuivent 4 romans très bien accueillis, dont Du soleil vers l'enfer qui obtient le Prix Fondcombe 2014. »

 

Essayons d'en savoir un peu plus...

 

 

Taurnada : Quel est votre style de lecture ?

Éric Oliva : Je ne lis généralement que du roman policier ou du thriller. Plus rarement des romans d’aventures et pourtant, c’est ce dernier style qui m’a donné l’envie d’écrire.

T. : Quelles sont vos motivations pour l'écriture ? Est-ce un passe-temps, une passion, etc. ?

É.O. : Comme beaucoup d’auteurs, je pense que ça a commencé comme un passe-temps, puis c’est devenu une passion. J’ai bien sûr mes périodes « creuses », mais l’envie revient très vite. Un besoin de raconter des histoires, de donner des émotions, de faire naître des sentiments. Que ces histoires soient imaginaires ou tirées de faits réels.

T. : En tant qu'écrivain, quel est votre genre littéraire de prédilection ?

É.O. : Étant flic, après m’être essayé au roman d’aventures, mon style littéraire m’a semblé tout trouvé : le polar. Aujourd’hui il bifurque un peu vers le roman noir et le thriller. C’est assez plaisant de s’essayer à des genres différents. Les lecteurs aiment bien changer aussi et je tiens à m’adapter à leurs envies.

T. : Quelles sont vos sources d'inspiration ?

É.O. : Le boulot bien sûr. Pourquoi s’en priver ? En vingt-sept ans de métier, j’ai croisé à peu près tout ce qu’un être humain aurait du mal à voir en 10 vies.

T. : Dans quelles conditions écrivez-vous ? Avez-vous un rituel ?

É.O. : J’ai besoin d’un silence quasi religieux pour me mettre devant mon ordinateur. Le moindre bruit me dérange. J’écris de préférence la nuit quand tout le monde dort ou le week-end dans un petit coin tranquille. En vacances, au bord de l’eau ou sur une terrasse…
J’ai essayé avec de la musique, mais ça ne fonctionne pas.
Sauf, et c’est très étonnant, lorsque je suis sur le dernier paragraphe et que je le termine. C’est chaque fois sur le même morceau de musique d’Ibrahim MAALOUF.

T. : Comment conciliez-vous vie courante et travail d'écriture ?

É.O. : Assez facilement. D’autant que l’écriture n’est pas (pas encore) un travail. De fait, je m’installe devant mon ordinateur quand j’en ai envie et quand j’en ai la possibilité. Il m’arrive parfois de devoir mettre un coup de collier, mais je vis rarement dans l’obligation. J’écris parce que je le veux et non pas pour noircir des pages blanches.

T. : Attendez-vous que le livre soit entièrement terminé pour le faire lire à vos proches ?

É.O. : Pas du tout. Je suis trop fainéant pour ça. Je suis bien entouré et travaille avec un comité de lecture qui me donne un avis éclairé en cours d’écriture. Cela me permet parfois de redresser la barre avant que le bateau chavire et d’obtenir un retour périodique sur mes histoires.

T. : Comment vous est venue l'idée du roman Le Vase rose ?

É.O. : J’avais envie de changer un peu de style. Après deux polars et les chroniques, j’avais un peu fait le tour de ce que mon boulot me dictait d’écrire. Je voulais tenter une approche différente du roman. Je me suis donc écarté de la région niçoise pour aller me balader dans les monts du Lyonnais et y accrocher une aventure « gendarmesque ».
Ma femme travaillant dans une officine, et ayant déjà été confrontée aux problèmes des « Cyclamed » (médicaments que les patients ramènent à la pharmacie), l’histoire était toute trouvée. L’imagination a ensuite fait le reste.

T. : Combien de temps avez-vous mis pour l'écrire ?

É.O. : Comme chacun de mes romans, j’ai dû mettre environ 10 ou 11 mois pour l’écrire. La chronologie est souvent la même. Écriture de 2-3 chapitres, puis relecture et modifications de ceux-ci avec écriture de 2-3 nouveaux chapitres supplémentaires. Puis reprise des 2-3 derniers chapitres avant d’attaquer les nouveaux et ainsi de suite.
Une fois le mot fin posé, le manuscrit mûrit 1 ou 2 mois avant que je le reprenne du début.

T. : Avez-vous déjà l'idée d'un prochain livre ?

É.O. : Oui, plusieurs.
Un thriller est déjà signé chez un éditeur depuis quelques mois et la sortie de ce nouvel opus est prévue pour le mois de janvier 2019. Pour ceux qui ont lu Mrs Meredith Brown, ils auront le plaisir d’y retrouver les acteurs de la brigade criminelle de l’antenne P.J de Nice.
Un second, en cours de relecture, est déjà bien avancé. J’y relate deux histoires vraies et notamment celle d’un jeune commissaire qui sévissait au SRPJ de Versailles. Aujourd’hui à la retraite, il fut confronté, en 1978, au rapt d’un bébé de huit mois.
Deux autres manuscrits sont également en cours d’écriture. Le premier, écrit à quatre mains, est en cours de finition et amènera le lecteur dans les arcanes rifains et espagnols des trafiquants de stupéfiants. Le second n’en est qu’à ses prémices, mais l’esprit de vengeance sera bien présent dans ce roman très noir.

Merci à Éric Oliva pour ce sympathique entretien (février 2018).
 

Disponible au format papier & numérique depuis le 3 mai 2018 : librairies, Amazon, Fnac, etc.

 
Bonnes lectures et à bientôt...

Le Vase rose, d'Éric Oliva


Écrire commentaire

Commentaires: 0