Entretien avec Estelle Tharreau

Bonjour à toutes et à tous.
 
Aujourd'hui nous allons nous entretenir avec Estelle Tharreau, à l'occasion de la sortie de son livre Orages (chez Taurnada Éditions), un premier roman aussi addictif que mystérieux... Quand le passé tient le présent dans ses griffes, prenez garde !
 
Mais qui est donc Estelle Tharreau ? ...

 

« Passionnée de littérature depuis l’adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu’elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l’envie d’écrire. Il aura fallu attendre l’âge de 40 ans avant qu’elle tente cette aventure. Ayant travaillé dans le secteur public et privé, elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l’écriture. »

 

Essayons d'en savoir un peu plus...

 

Crédit photo : © Aurélie Pétri

 

Taurnada : Quel est votre style de lecture ?

Estelle Tharreau : Tout ! J’avoue que seuls la poésie et le roman sentimental ne sont pas très présents dans ma bibliothèque. Certains auteurs et livres m’ont marquée durablement : Stephen King, James Ellroy, Umberto Eco, Ahmadou Kourouma Yasmina Khadra et Émile Zola, Le Parfum, Le Nom de la rose, Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Le Procès, Le Tartuffe, L’Attentat, L’Assommoir, En attendant le vote des bêtes sauvages, Sac d’os, Le chapeau de Vermeer, Un tueur sur la route, Métaphysique des tubes, Les Raisins de la colère. Oui, j’ai vraiment passé des moments très particuliers en leur compagnie.

 

T. : Quelles sont vos motivations pour l'écriture ? Est-ce un passe-temps, une passion, etc. ?

E.T. : Une passion !

 

T. : En tant qu'écrivain, quel est votre genre littéraire de prédilection ?

E.T. : Le thriller sans aucune hésitation. C’est un genre dans lequel la création est totalement débridée, mais qui exige paradoxalement une extrême rigueur dans la construction de l’histoire. Le genre offre également un éventail très large de sensibilités : du roman qui vous ensanglante les mains au roman à l’intrigue finement tressée.

 

T. : Quelles sont vos sources d'inspiration ?

E.T. : Les thrillers que je n’ai pas aimés.

 

T. : Dans quelles conditions écrivez-vous ? Avez-vous un rituel ?

E.T. : Le matin, seule avec un café et ma cigarette.

Le soir, seule avec mon déca et ma cigarette (et un peu de chocolat très noir).

 

T. : Écoutez-vous de la musique en écrivant ? Si oui, quel genre ?

E.T. : Jamais ! La musique imprime une atmosphère trop forte pour écrire. Je fais uniquement appel à elle quand j’ai besoin de m’immerger dans une ambiance particulière avant d’entamer certains passages. Quant à mon style de musique, comme en littérature, j’écoute à peu près tout avec cependant une nette préférence pour le rock, la soul et Georges Brassens.

 

T. : Comment conciliez-vous vie courante et travail d'écriture ?

E.T. : Je compartimente les deux. Chaque moment de la journée est dévolu à une tâche bien précise. Le matin et le soir, c’est l’écriture.

 

T. : Attendez-vous que le livre soit entièrement terminé pour le faire lire à vos proches ?

E.T. : Absolument ! Lorsque j’invite mes amis, je ne leur sers jamais l’entrée sans la faire suivre du plat de résistance et du dessert.

 

T. : Comment vous est venue l'idée du roman Orages ?

E.T. : Suite à un coup de foudre pour la Franche-Comté et le village dans lequel j’habite. J’avais envie de prendre le contre-pied de cette douceur de vivre et de la gentillesse des habitants. Le Musée des maisons comtoises a provoqué le second déclic. Après, tout s’est enchaîné.

 

T. : Combien de temps avez-vous mis pour l'écrire ?

E.T. : Une année environ. Mais c’est difficilement quantifiable.

 

T. : Avez-vous déjà l'idée d'un prochain livre ?

E.T. : Plus qu’une idée ! L’écriture est en cours. Aimez-vous les scandales et les côtes bretonnes ?

Merci à Estelle pour ce sympathique entretien (novembre 2015).
 

Orages, disponible depuis le 21 mars 2016 en version papier & numérique.

 

La version papier est commandable sur notre site.
 
Bonnes lectures et à bientôt...

Orages d'Estelle Tharreau

Écrire commentaire

Commentaires : 0